Humans Welcome 10 avril 2017

ParPatrick Jonniaux

Humans Welcome 10 avril 2017

A proximité de Belgrade (Serbie pas Namur) lundi 10 avril 2017

Bonjour bonjour, juste un petit mot pour vous dire que la course se passe bien, que nous faisons de belles rencontres sur la route, mais aussi des moins belles. Nous allons passer la frontière hongroise aujourd’hui, en laissant les Balkans derrière nous. Ces Balkans qui sont semés de contrastes entre la pauvreté des campagnes, l’abondance des centres urbains, le rejet de l’Autre mais aussi l’accueil sincèrement humain, des migrants comme des coureurs de Humans Welcome. Sur les routes, nous sommes livrés à nous mêmes. Les chiens errants, la météo, les camions, le manque d’eau, la barrière linguistique, l’inquiétude du lendemain… Nous prenons conscience des difficultés et des risques de l’exile.
Ensuite il y a le temps. Si notre  »caravane » file à toute allure, nous rencontrons des familles parquées dans des camps de réfugiés, qui ressemblent à d’autres camps de la honte que l’on pensait du passé. Ces familles, elles, restent dans ces camps des mois durant. Maintenant que les frontières sont imperméables, ils restent là, dans l’attente d’un avenir meilleur, dans l’attente d’un avenir tout court. Les enfants que nous croisons dans ces camps sont les enfants d’une génération perdue. La guerre, l’exil, les camps,… Cela fait des années que ces enfants, devenus ados et bientôt adultes, sont déscolarisés, créant ainsi une génération sans avenir.

Brieuc

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A proximité de Belgrade (Serbie pas Namur) lundi 10 avril

Bonjour bonjour, juste un petit m

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