Archives de catégorie Une Tout Autre Action Sociale

ParPatrick Jonniaux

Ensemble sous le même toit

La Ligue des Familles a lancé une pétition que nous vous relayons...

Cohabitant : le statut qui pénalise les solidarités

Ligue des familles

Si vous touchez des revenus de remplacement et que vous décidez de vivre avec un autre adulte, on vous retire jusqu'à 50% de vos revenus. Ce principe a un nom : le statut de cohabitant.

Créé dans les années 80 pour faire des économies, ce principe fait coup double : il limite la solidarité institutionnelle et pénalise dans le même temps les solidarités entre individus.

Le statut de cohabitant a des conséquences dramatiques sur le terrain.

Supprimons-le !

Impacts

Le statut de cohabitant accule les plus faibles au sein de notre société à des choix dramatiques. Des parents vivent séparément pour obtenir un revenu supportable. D’autres mettent leur enfant devenu majeur à la porte de leur domicile pour préserver leur revenu.

Prendre soin d’un parent âgé à domicile devient également difficile compte tenu de la diminution des rentrées qui s’ensuivra. Enfin, la perte éventuelle du statut de ‘ayant charge de famille’ ou d’isolé est un frein pour ceux qui souhaiteraient reformer un couple.

Ineptie

Ce système ne rime à rien :

1. Il surestime les économies générées par la cohabitation.

2. Il repose sur l’idée fausse que des personnes qui cohabitent partagent forcément leurs revenus.

3. Il nécessite un contrôle coûteux des allocataires sociaux, renforce un climat de suspicion à leur égard et bafoue leur droit à la vie privée.

4. Il décourage la solidarité familiale envers les aînés et crée de l’isolement.

​5. Empêchant des personnes de vivre ensemble, il les contraint à occuper plusieurs logements, alors qu’on manque de logements disponibles.

Chiffres

Si un jour les chaos de la vie font de vous un bénéficiaire d'allocations sociales au taux cohabitant, vous toucherez

  • 607,01€ (revenu d’intégration du CPAS)
  • 550,42€ (montant min. chômage)
  • 607,21€ (allocation max. de remplacement de revenus en situation de handicap)
  • 465,14€ (allocation d’insertion pour un jeune qui finit ses études)

En Belgique, le seuil de pauvreté est de 1139€ par mois.

Solutions

Pour des exemples concrets et une analyse détaillée, lisez l'analyse.

Supprimer le statut de cohabitant, c'est

  • rétablir les solidarités institutionnelle
  • encourager les solidarités familiales
  • respecter la vie privée de tous

Pour tout savoir sur l'impact concret du statut de cohabitant, lisez l'analyse de la Ligue des familles.

 


Ces images existent en cartes postales. Commandez-en ! Nous vous les envoyons gratuitement. Vous pourrez les distribuer et inciter d'autres personnes à signer la pétition par retour de carte (port payé).

ParPatrick Jonniaux

Non à un nouveau centre fermé…

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Espérer une vie meilleure n’est pas un délit!

Rejoignez notre action ce dimanche 30 septembre. Pour refuser la construction de nouveaux centres fermés, à Jumet et ailleurs. Pour promouvoir la solidarité avec celles et ceux qui ont fui la guerre, la misère ou l’oppression dans l’espoir d’une vie meilleure.

Au programme: Rassemblement et marche solidaires, prises de parole, slam, musique, graffs et théâtre action.

Le gouvernement fédéral affirme vouloir une politique d’accueil des migrants «ferme mais humaine». En même temps qu’il veut réduire le nombre de places d’accueil pour les demandeurs d’asile, il annonce sa volonté de construire trois nouveaux centres fermés pour étrangers. On voit la fermeté… mais où est l'humanité?

L’un de ces centres fermés verrait le jour à Jumet, près de l’aéroport. Avec une capacité de 200 places, il serait le plus grand de Wallonie. Interpellé.e.s par les conditions de vie infra-humaines imposées aux sans-papiers, des citoyens et des citoyennes se mobilisent:

Pour dire NON à l’enfermement
Pour dire OUI à la justice et à la solidarité
Pour dire STOP à la criminalisation des migrants toujours plus affirmée par le gouvernement fédéral

Contactez-nous, rejoignez-nous!

Contact: SolidariteCharleroiMigrants@gmail.com

Sur FB

Rassemblement Station de métro "Madeleine" à Jumet (Charleroi) le 30 septembre à partir de 14 heures.

AVEC LE SOUTIEN DE :

FGTB Charleroi-Sud-Hainaut, MOC-CIEP Charleroi-Thuin, CSC Charleroi-Sambre & Meuse, Marche des migrants de la région du Centre, Gauche anticapitaliste, Groupe montois de soutien aux sans-papiers, CNCD-11.11.11, Tout autre chose, Hart boven Hard, Humans Welcome, ...

ParPatrick Jonniaux

Human wave

human_waveSolidarité avec tou.te.s les migrant.e.s !

Après la politique de ‘opkuisen’ (nettoyage) du gouvernement dans le parc Maximilien et le renvoi de réfugié.e.s au Soudan malgré le risque de torture, le gouvernement fédéral souhaite à présent légaliser les perquisitions à domicile où résident les étranger.e.s ayant reçu un ordre de quitter le territoire mais également chez les citoyen.ne.s qui hébergent les migrant.e.s pour éviter qu’elles/ils ne doivent dormir dehors. Il s’agit là d’une attaque envers nos valeurs fondamentales mais aussi envers le travail formidable des citoyen.ne.s hébergeu.r.se.s réuni.e.s au sein de la Plateforme Citoyenne de soutien aux refugié.e.s du Parc Maximilien.

Le gouvernement tente de diviser les gens en criminalisant les personnes qui fuient les guerres, la répression, la misère, le racisme, le sexisme, l’homophobie, la trans-phobie, les conséquences du changement climatique ... en les présentant comme une menace terroriste ou une menace pour la sécurité sociale. Alors que les migrant.e.s ne représentent pas un danger, mais le fuient et qu'elles/ils sont des contributeurs nets au budget de la sécurité sociale. Nous pensons qu’il ne s’agit là que d’une énième tentative de creuser un peu plus le clivage entre les défenseu.r.se.s d’un accueil humain et les représentant.e.s d’une politique migratoire ferme ou fermée.

Le 13 janvier, nous étions déjà 8.000 dans les rues pour réclamer la démission de Theo Francken et dénoncer les expulsions de soudanai.se.s opérées sans garantir toutes les précautions requises par la convention européenne des droits humains.
Dimanche 21 janvier, en à peine 2 jours, nous étions plus de 3000 à former une chaîne “humaine mais ferme” pour nous opposer à une grande opération policière. La police n’a pas approché les lieux et nous avons prouvé que la mobilisation des citoyen.ne.s (avec ou sans-papiers) est plus forte.

Pour toutes ces raisons nous allons une nouvelle fois nous exprimer et manifester notre colère contre la politique du gouvernement qui traite les migrant.e.s comme des criminel.le.s et menace les droits fondamentaux de tou.te.s !

Le dimanche 25 février à 14h00 à la Gare du Nord de Bruxelles, soyons encore plus nombreu.x.ses !

Nous réclamons :

  • Non à l'instrumentalisation de l'appareil policier par le politique pour cibler le monde associatif, social et culturel. Liberté pour Jiyed et Mounir arrêtés à Globe Aroma !
  • La solidarité n’est pas un crime : non au projet de loi permettant les perquisitions à domicile chez les personnes sans-papiers et les citoyen.ne.s solidaires.
  • On ne quitte pas son pays, sa famille et ses proches par plaisir : les causes des migrations forcées doivent être prises en main et les personnes fuyant la guerre, la misère, le réchauffement climatique et la répression doivent pouvoir être accueillies et protégées.
  • Stop aux “torture deals” : respect de l’article 3 de la Convention européenne des droits humains qui interdit l’expulsion d’une personne vers un Etat où elle risque d'être soumise à la torture et donc de cesser immédiatement le renvoi des migrant.e.s vers des pays où le risque est manifeste comme le Soudan.
  • Régularisation des sans-papiers et droits égaux pour tou.te.s afin également d'éviter le dumping social et de soutenir les revendications de la Coordination des sans-papiers de Belgique !
  • Safe passage : l’ouverture de couloirs humanitaires permettant aux réfugié.e.s de venir en Europe de manière sûre et légale.
  • Activation de la close de souveraineté permettant la suspension du règlement de Dublin et le respect des engagements de relocalisation pris par la Belgique.
  • Pour une politique migratoire hospitalière et respectueuse des droits fondamentaux !

Evénement FB pour marquer votre soutien

ParPatrick Jonniaux

FrisKot

banniere friskot

LE PROJET

Sensibiliser différents publics aux inégalités et agir localement en mettant en place une initiative de frigos partagés pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

LUTTER CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

C’est de cette envie commune de favoriser la mise en place d’alternatives citoyennes et militantes au sein de la ville de Liège et du quartier Saint-Léonard qu’est née l’idée des frigos partagés. Le projet est mis en place et soutenu par la FGTB Liège.

En Wallonie, 23 kg de nourriture sont gaspillés par personne et par an. Outre une perte financière estimée à 174 euros par an par ménage, le gaspillage alimentaire représente 16 % des déchets ménagers.

Face à ce constat, des initiatives de frigos partagés ont vu le jour de Berlin [en savoir plus], à Londres [en savoir plus], en passant par la Belgique [en savoir plus].

POURQUOI UN KOT-À-PROJET JEUNES FGTB ?

Il existe à Liège un problème de qualité des logements étudiants disponibles sur le marché. Alors que l’offre publique de logement pour étudiants est assez peu présente, l’offre privée présente parfois des conditions de logements déplorables : logements vétustes, chers, mal équipés,…

En outre, le phénomène des kots de luxe prend une ampleur considérable. Sauna, salle de fitness, terrasse avec vue panoramique, ces logements de standing aux prix élevés s’inscrivent loin de l’idée d’accessibilité au plus grand nombre que nous souhaitons défendre.

En partenariat avec « les Tournières », coopérative liégeoise d'investissements éthiques et solidaires dans l’immobilier, les Jeunes FGTB veulent promouvoir l’engagement militant et permettre aux futurs étudiant-e-s participant-e-s l’occasion de devenir des acteur-trice-s critiques, solidaires et responsables de la société tout en développant des compétences en parallèle de leurs études (gestion de projet, travail en équipe, insertion dans la vie associative,…)

frigo1-01UN FRIGO PARTAGÉ

Un ou plusieurs frigos accessibles à toutes et tous dans l’espace public ou dans un espace privé rendu ouvert dans lequel chacun peut venir y déposer ses excédents alimentaires ou chercher ce qui lui manque.

Les frigos partagés sont une réponse économique et écologique pour faciliter le partage et l’échange entre habitants du quartier, lutter contre le gaspillage alimentaire et promouvoir des valeurs de solidarité et de vivre-ensemble en sensibilisant aux causes structurelles des inégalités. L’espace au rez-de-chaussée du bâtiment qui abritera les kots pourrait parfaitement se prêter à la mise en place d’un tel projet.

De septembre 2017 à juin 2018, les kotteurs se donneront la mission de mettre en place le projet des frigos partagés et ensuite d’en assurer la gestion de manière autonome.

 

Le site web du friskot...

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banniere 25 fevrier

 

ParPatrick Jonniaux

Le service communautaire

Le service communautaire

Sébastien Gratoir

« Travailler bénévolement » ?

N’y a-t-il pas une contradiction ? C’est ce qui est maintenant pourtant « proposé » à travers le fameux « service communautaire » dans le Projet Individualiséliege loi borsus cpas d’Intégration Sociale (PIIS), contrat établi entre l’usager et son CPAS. Comment en est-on arrivé là ? Il faut savoir que la « contractualisation » de l’aide sociale a une longue histoire. Si l’on passe au dessus de l’esclavage, on peut retrouver le meilleur exemple entre le XVIIè et XIXè siècle avec les « Workhouses » en Angleterre. Enfermés, les « indigents » recevaient une aide (sociale), surtout à manger, en étant enfermés et obligés de travailler. Une catastrophe humaine. Bien plus tard, la sécurité sociale s’« officialise » et le plein emploi, dans le contexte des Golden Sixties, est bien présent. Les CPAS, fraîchement créés, ne sont là qu’« au cas où », si le citoyen a un accident de parcours pour lui permettre de vivre dans la dignité humaine. 1974, crise pétrolière et économique… ce qui était l’exception de sauvetage devient plutôt (ou presque) une règle. Le CPAS est encore aujourd’hui un filet pour de très nombreuses personnes exclues du monde du travail ou du monde tout court. Passant de l’Etat social à l’Etat social actif, les gouvernements successifs de ces quarante dernières années ont de plus en plus conditionné l’aide sociale. Il faut la mériter, il faut être actif, il faut, il faut…

Les mots pour le dire…

Ce n’est qu’en 2002 que le terme « contrat » apparaît officiellement dans les textes politiques, et pas sous un gouvernement de droite… Nous ne sommes plus dans l’aide sociale mais dans « l’action sociale ». Ce n’est plus un « revenu minimum garanti » (minimex) mais un « revenu d’intégration sociale » (RIS). Le vocabulaire conditionnant a son importance !

Quelles conditions ?

20161219_180042La recherche d’un emploi a souvent été mise en avant comme condition pour pouvoir continuer à bénéficier de l’aide. Dans la forme plus contraignante, cela a toujours été le leitmotiv de l’ONEM. Comment vérifier cela en CPAS sans les outils et compétences du secteur de l’Insertion Socioprofessionnelle ? L’Etat leur a donné des budgets  pour prolonger cette mission de l’ONEM. Et si vraiment l’usager n’en trouve pas (car il n’y en pas mais ça on ne le dit pas), on en invente ! Les contrats « Article 60 » ont été créés pour « résinsérer » les usagers et, accessoirement, les faire sortir du circuit CPAS et leur donner le droit au chômage. Ces contrats, en partie ou entièrement payés par le CPAS lui-même comme employeur, étaient « offerts » la plupart du temps à des Asbl qui s’occupaient du suivi et de l’accompagnement, mais aussi à la commune ou dans le CPAS lui-même ! Un usager pour accueillir un autre usager… N’ouvrons pas le débat sur les belles et (très) moins belles histoires que cela a pu créer.

« Service communautaire »

L’accord gouvernemental de 2014 a franchi une étape de plus. Il y était stipulé que les chômeurs de longue durée devraient réaliser un « service communautaire ».  Il faut savoir qu’une personne au chômage, qui souhaiterait être bénévole quelque part ne peut pas le faire sans l’accord de l’Onem justement. Auparavant, on ne poussait donc pas trop l’usager dans cette pratique où il aurait pu choisir ce qu’il voulait faire pendant qu’on lui paie une allocation. Pire, l’obliger aurait été ingérable par l’Onem. Par conséquent, cette idée est passée par le PIIS des CPAS. Qu’est-ce ? Depuis 2002 également (étrange étrange…), le PIIS est créé particulièrement pour les étudiants de moins de 25 ans en contractualisant officiellement l’aide. Le jeune ne doit pas chercher de travail pour avoir l’allocation mais il doit… faire tous les efforts pour réussir ces années d’étude, parfois travailler en job étudiant en juillet-août,… Aujourd’hui, on retrouve des dérives dénoncées par la Haute Ecole Paul-Henri Spaak (devenue HE2B), le Comité de Vigilance en Travail Social et le syndicat étudiant Unecof. Certains travailleurs sociaux jugent avec beaucoup de subjectivité les choix d’étude, les points (demandés illégalement parfois directement aux secrétariats des écoles) dès janvier, des preuves de suivi d’accompagnement par l’école, … Bref, une belle occasion de soutenir un étudiant financièrement qui peut se transformer en cauchemar lorsque cela se limite à un contrat non négociable (étrange pour un contrat), contrôlant, très contraignant et stressant pour l’étudiant (il risque de perdre son RIS en cas d’échec). Pas de signal de remise en question du côté des CPAS…

Le PIIS, maintenant généralisé à l’ensemble des usagers, était la bonne boite pour mettre leur idée de service communautaire. La loi, votée en 2016 à l’initiative du Ministre Borsus, l’annonce comme étant « sur base volontaire » mais « constitue une contribution positive tant pour le parcours personnel de l’intéressé que pour la société ». L’usager serait vraiment libre de choisir ? Il est stipulé que si l’usager donne son accord pour cette voie, il doit obligatoirement s’y soumettre jusqu’au bout, au risque d’encourir des sanctions… Plus fort, un service communautaire réalisé peut être considéré comme une preuve de « disposition au travail ». Ce contrat est-il vraiment refusable ou négociable par l’usager ? Le refuser ne risque-t-il pas d’être considéré aux yeux du CPAS comme une « non-disposition » au travail et donc une bonne raison de l’exclure? Il faut compter sur la bienveillance des travailleurs et conseillers sociaux… mais si elle est moins présente ? Du « volontariat » sous contrainte ou semi-forcé? Le Conseil d’Etat a lui-même montré du doigt cette idée mais cela n’a pas empêché la loi de passer en enlevant cette notion de « volontaire ».20161219_175757

Et quel questionnement sociétal à travers tout cela ?

Pourquoi les asbl, communes et Cpas auraient besoin de bénévoles ? Pour remplacer les travailleurs virés, plus ou jamais embauchés faute de moyens ? L’usager pourrait retrouver son propre job perdu (ce qui est déjà arrivé à l’étranger) mais comme bénévole? Pire, l’usager pourrait remplacer demain le travailleur d’aujourd’hui ? Une belle concurrence déloyale…

 A quand une tout autre « action sociale » ?

A quand une mobilisation collective du service public et associatif pour empêcher cela ? L’Association de Défense des Allocataires Sociaux (ADAS) et le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP) ont réalisé un appel ci-dessous (dont cet article s’est inspiré) aux CPAS pour se déclarer « Hors service communautaire » (plusieurs CPAS l’ont déjà fait) et aux associations de refuser ces « services ». L’appel a déjà été signé par une centaine d’organisations.

Même comme simple citoyen, il y a une action concrète à faire !

Casser cet énorme préjugé comme quoi le travail bénévole forcé ou semi-forcé aidera un usager à « s’intégrer ». Non, ce n’est pas de l’ordre de sa « dignité humaine » (Loi organique des CPAS de 1976). S’il a envie, besoin de s’investir bénévolement… il pourra le demander/faire lui-même, sans contrainte. Quant à l’intégration… pensons plutôt comment la société l’a exclu et peut maintenant le ré-inclure suivant ses besoins à lui !

 

NB Les photos ont été prises durant la manifestation devant l’Hôtel de Ville de Liège le lundi 19 décembre 2016