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ParPhilippe

Grand Rassemblement le 30/01/2016 : Nos vœux pour un Tout Autre Bruxelles en 2016 !

Selon le NY Times, Bruxelles ma belle serait devenue the place to be et «la nouvelle Berlin».

Mais Bruxelles est confrontée à des enjeux spécifiques qui sont très concrets pour le quotidien des Bruxellois et qui semblent parfois nous dépasser… Les difficultés rencontrées par la population sont énormes. D’une part Bruxelles serait la 3ème région d’Europe en termes de richesse, et d’autre part un tiers de notre population vit sous le seuil du risque de pauvreté. 44 000 ménages attendent de pouvoir se loger décemment dans un logement social. Chaque année plus de 630 personnes meurent prématurément de la pollution de l’air et des milliers de familles ne peuvent trouver une place pour leurs enfants dans les crèches ou même les écoles. Plus de 100 000 personnes sans papiers vivent et travaillent sans droits sociaux, et continuent d’être la proie de l’exploitation et de la discrimination. Le taux de chômage des jeunes dans de nombreux quartiers atteint les 50%. Et une partie très importante de la population reste victime du racisme systémique.

Nous aimons notre région et leurs habitants, et nous voulons en effet qu’elle soit conviviale, hospitalière et à taille humaine. En tant que collectivité solidaire, nous voulons crier que «Bruxelles est vivante», que nous pouvons tous y vivre décemment, et que chacun peut y trouver sa place.

Nous voulons rassembler tous les acteurs qui depuis de nombreuses années font vivre notre démocratie locale et aident à maintenir notre cohésion sociale. Nous voulons inviter tous nos concitoyens à participer à un large rassemblement de partage et de convivialité afin d’échanger et d’interpeller les pouvoirs publics sur nos défis concrets du quotidien et les alternatives que nous proposons.

En pratique

Ce grand rassemblement festif et revendicatif aura lieu à partir de 14h00 le samedi 30 janvier 2016 à la Place de l’Albertine (près de la Gare Centrale). L’objet central et symbolique de notre action sera une lettre intitulée « Bruxelles vit ! ». Nous donnerons vie à cette lettre qui est un plaidoyer pour une ville chaleureuse et inclusive, et qui montre notre volonté de lutter contre les inégalités, les discriminations ou encore la pollution. Nous l’enverrons de manière visuelle aux quatre gouvernements qui influencent le plus notre vie de Bruxellois (fédéral, région bruxelloise, région flamande, communauté française). Nous u$liserons également notre balance géante afin de faire valoir le poids de nos priorités par rapport aux décisions qui semblent dominer actuellement.

Les autres activités prévues sont toujours en cours de finition et nous vous tiendrons bien entendu au courant dès que possible sur cette page.

N’hésitez pas à d’ores et déjà bloquer la date, inviter vos amis, famille, collègues et camarades, partager l’évènement à tous vos contacts. Le succès de nos alternatives dans l’espace public dépend de chacun de nous, tant à titre individuel qu’à notre volonté d’action collective ! »

ParPhilippe

Pour une SNCB forte, accessible et de qualité

Tout Autre Chose revendique des transports en commun de qualité. Ce qu’il se passe actuellement à la SNCB est inacceptable. Alors que nos dirigeants ont signé l’accord de Paris pour une politique climatique ambitieuse, ils décident en même temps de couper 2,1 milliards d’€ à la SNCB. En tant que mouvement citoyen, il nous paraît essentiel de revendiquer des trains nombreux, à l’heure, accessibles à tous et de qualité.

En collaboration avec d’autres organisations, une déclaration commune a été rédigée, n’hésitez pas à la rejoindre.

De nombreuses actions ont été réalisées et vont avoir lieu, contactez-nous pour nous rejoindre !

Qui appelle?

Tout Autre Chose, Hard Boven Hart, la Fédération des Etudiants Francophones, le Climate Express, Alternatiba-Bruxelles, le réseau ADES, la ligue des familles, le Comité des élèves francophones, le MOC-Bruxelles, Inter-Environnement Bruxelles, le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, Nucléaire Stop Kernenergie, le théâtre Croquemitaine, No-limit-event, le collectif Sentiers de la Haute Haine, Lessive solidaire, Le Moteur des Cent Sans, la Formation Léon Lesoil, le collectif Présences Noires, la Centrale générale FGTB, Ecolo-J, Paysans-artisans SCRL FS, L’/élément/’terre, le journal POUR, ATTAC Liège, Vivre Ensemble asbl, Comac, la CSC-enseignement, Médecine pour le Peule, l’Appel pour une Ecole Démocratique (APED/OVDS), les Equipes Populaires, la Centrale Nationale des Employés, CSC-ACV Bruxelles-Hal-Vilvoorde, Alternatiba Louvain-la-Neuve, Rencontre des Continents, Companie Art & tça, ZIN TV, Les Compagnons de la Transition, FIAN Belgium, Changements pour l’Egalité, ATTAC BXL, GGSP wallonne, Collectif oser, CNAPD, Réseau IDée asbl, BRAL, European Railway Agency, USO, FGTB-Bruxelles, ZIN TV, Fédération des Résistances, Comité CSC Bruxelles, LEF/FGE, Maison de l’écologie, Coin du Balai en transition, Fédération Internationale de la Diaspora Afar (FIDA), Mouvement politique des objecteurs de croissance, Union nationale des services publics, Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, Kairos Europe, PROJET LAMA, Fédération des associations sociales de santé, RTA, Pro-jeuneS, Réseau justice fiscale, syndicat des locataires, le magazine Imagine, Zorobabel, Skatoria, Climaxi vzw, Agir pour la Paix, Cresl, ACRF – Femmes en milieu rural, Centre de culture européenne, Comité de Vigilance en Travail Social, Syndicat Indépendant pour Cheminots, Fédération des Résistances, Maison Médicale Couleurs Santé, ATTAC Charleroi et le festival Arc-en-musique appellent toutes les organisations de la société civile à signer cette déclaration, et à tous les citoyens à se bouger avec nous pour une SNCB forte, accessible et de qualité.

Vous désirez nous rejoindre?

Toutes les organisations qui veulent également signer cette déclaration commune peuvent remplir le formulaire ci-dessous.

[yawpp-form-39]

 

Déclaration

Alors qu’à la COP 21, les dirigeants du monde entier se sont positionnés pour mettre un frein au réchauffement climatique, le gouvernement belge fait tout pour rester mauvais élève.

Celui-ci fait fausse route sur sa politique de mobilité et particulièrement dans le dossier SNCB. Un exemple : chaque matin, il y a en moyenne 140km de bouchons sur nos routes. La Belgique est un des pays les plus embouteillés au monde, avec tout le stress pour les travailleurs, les conséquences économiques négatives pour les entreprises et les émissions de CO2 que cela peut engendrer. Chacun sait que des transports publics de meilleure qualité sont indispensables pour apporter une solution à ce problème. Cependant, le gouvernement belge poursuit sa politique de l’immobilité : il désinvestit massivement dans les transports publics, tout en continuant à subsidier les voitures de société à plus de quatre milliards d’euros par an.

Notre pays s’illustre tristement avec ses chemins de fers : les investissements pour la sécurité se font après que des accidents graves surviennent, les temps de parcours des trains sont allongés pour masquer les retards structurels, l’offre en transport diminue alors que les besoins en mobilité durable sont grandissants. Alors que la SNCB transporte sans cesse plus de passagers avec sans cesse moins de personnel, le gouvernement réduit les moyens de 3 milliards. Quel patron désinvestisserait d’une entreprise dont le chiffre d’affaire augmente depuis 10 ans et dont l’avenir est garanti vu les efforts à faire pour le climat ? Aucun. Le gouvernement belge par contre ne se prive pas.

D’autres manières de faire sont possibles. Réorientons les subsides aux voitures de sociétés vers les transports en commun, et les embouteillages disparaitront. Un seul quart de ces subsides pourrait refinancer la SNCB et y doper considérablement la qualité et les fréquences. Un autre quart pourrait même la rendre gratuite pour tous les usagers. La situation actuelle n’est donc pas une fatalité, et la baisse de qualité qui se poursuivra jusqu’à la privatisation du rail est un horizon qu’il faut refuser.

Si le désinvestissement dans les transports publics pénalise les usagers, il est également payé par les employés de la SNCB. Nous comprenons que les membres du personnel s’opposent aux projets de déconstruction du rail, puisqu’ils demandent, comme nous, des transports publics forts, accessibles et de qualité. Il n’est donc pas acceptable que les employés soient descendus dans la presse et que le gouvernement se saisisse du désaccord entre partenaires sociaux pour s’attaquer aux syndicats.

En tant qu’organisations de la société civile, nous avons à cœur la justice sociale et la préservation du climat. Nous sommes ces usagers du rail, navetteurs, étudiants, voyageurs, – mais aussi automobilistes contraints en recherche d’une alternative – qui rêvent que le gouvernement choisisse d’assumer qu’il est à la tête d’un service public et qu’il doit y investir pour qu’il soit accessible, exemplaire, sûr, de qualité et au service de tous. Nous sommes également aux côtés de ces travailleurs qui depuis des années doivent faire mieux avec moins et à qui on demande demain de faire encore mieux avec beaucoup moins. Pourtant, à voir l’état de la SNCB, il est clair que cela n’amènera que stress, retards et baisse de qualité. Et ce ne sont pas les travailleurs qui doivent être jugés mais bien les responsables du piteux tableau actuel. Nous voulons un tout autre projet pour la SNCB et ce n’est qu’ensemble que nous pourrons le porter avec succès.

 

 

En janvier, de nombreux citoyens se sont montrés solidaires des cheminots et ont voulu exprimé leur raz-le-bol concernant les problèmes qui touchent la SNCB.

Nous nous sommes notamment rassemblés à Liège, à Namur, à Ottignies, à Braine-le-Comte et à Bruxelles pour revendiquer des trains nombreux, à l’heure, de qualité et accessibles à tous.

 

Marché de Namur

Marché de Namur

Dans le train de Namur à Liège

Dans le train de Namur à Liège

Atelier bricolage

Atelier bricolage

Photo Han Soete

Photo Han Soete

Photo Han Soete

Photo Han Soete

Slogans

Slogans

Au milieu du marche de Namur

Au milieu du marché de Namur

Des demandes concrètes d'usagers

Des demandes concrètes d’usagers

L'équipe de LLN

L’équipe de LLN

 

Tu es un citoyen et tu veux mener avec nous des actions pour une tout autre SNCB en janvier ? Contacte-nous via notre page Facebook.

Nous organisons des actions en février 2016. Une réunion ouverte à toutes et tous a lieu à Bruxelles le lundi 15 février au soir. Plus d’infos : sur l’événement facebook ici ou via clarissevantichelen@gmail.com

Pour les actions à Braine-le-Comte :

  • Martin Guérard : guerard_martin@hotmail.com – 0494 28 11 10

Pour celles à Ottignies :

  • mathpuissant@gmail.com – 0472 94 89 43

Pour celles à Bruxelles :

  • clarissevantichelen@gmail.com – 0496 39 78 76

Pour celles à Liège :

  • mail.nicolas.lemoine@gmail.com – 0488 58 09 37

 

 

 

 

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ParPhilippe

Pour une toute autre politique de migrations et d’asile

Remise en contexte

Ces dernières semaines, voire ces derniers mois, l’espace médiatique est saturé de mots et d’images, telles celles des naufrages et des corps qui s’échouent ; mais aussi celles des murs qui davantage encore se dressent, des violences qui se perpétuent tant en dehors et autour de nos frontières, que sur le sol européen ; de discours d’étonnement, de crise, de peur.

La situation actuelle n’avait pourtant rien d’imprévisible :

  1. La dégradation de la situation en Syrie, en Irak, en Afghanistan ou encore en Somalie et en Erythrée, ainsi que des conditions de vie dans les pays de premier accueil (Liban, Turquie…), mais aussi de transit (Lybie…) est connue de longue date.
  1. Les mouvements de fuite ne sont pas nouveaux. Cependant, cette aggravation de la situation, mais aussi le peu de perceptives de résolutions rapides des conflits, ainsi que le risque de voir les passages frontaliers plus infranchissables encore poussent à des mises en route davantage massives, et surtout visibles, puisque concentrées autour de quelques zones d’entrée en Europe.
  1. Même si aujourd’hui, un peu plus de réfugiés arrivent en Europe, il importe de rappeler que la Turquie et le Liban, notamment, accueillent sur leur territoire plus d’1,5 millions de réfugiés, alors que selon l’OIM, environ 350.000 personnes ont atteint le territoire de l’UE cette année. Chiffres donc relativement dérisoires, à mettre en perspective également avec les 500 millions de personnes qui composent la population européenne.
  1. Par ailleurs, par le passé, divers pays européens, dont la Belgique ont accueilli sans que cela soit qualifié de « crise » certaines vagues dites massives de réfugiés (les Espagnols dans les années 40, les Cambodgiens dans les années 70, les personnes d’ex-Yougoslavie dans les années 90…).
  1. Enfin, ces arrivées, notamment par voies maritimes, sont également le résultat des choix et des non-choix politiques européens de ces dernières décennies en matière de migration et d’asile. La réduction drastique des possibilités légalisées et sécurisées d’arrivées en Europe et la surveillance accrue des frontières en parallèle de l’accroissement des violences dans ces pays, et plus largement, de la dégradation majeure et massive des conditions de vie dans très nombreuses régions du monde, ne peut mener qu’à des trajectoires de fuite et de migration toujours plus meurtrières.

Il nous apparait dès lors que nous sommes davantage dans une crise de politiques réfléchies et concertées en matière d’asile et d’immigration, ainsi que dans une crise de l’accueil, plutôt que dans une crise des migrants ou encore des réfugiés.

Les solutions et les fausses solutions

Le discours de crise, alarmiste, évince bien souvent la complexité des situations ; mais aussi les solutions envisageables. Même s’ils ne sont pas parfaits, divers instruments et outils sont disponibles.

  1. A court terme, la directive européenne de protection temporaire permettrait notamment de trouver des solutions d’accueil rapides et justes au niveau de l’espace européen, de même que des procédures de reconnaissance accélérées voire collectives. Car en effet, la majorité des personnes qui sont arrivées ces derniers mois rentrent dans les conditions de la Convention de Genève et doivent donc bénéficier d’un statut de protection internationale et des droits afférents.
  1. Ceci dit, ne nous laissons pas piéger par les catégories. La légitimité des diverses formes de mobilité, qu’elles soient dites choisies ou forcées, aux fondements de l’humanité et reconnues par ailleurs dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, doit également être réaffirmée. Si ce rappel des obligations des Etats en matière d’asile et de Droits de l’Homme est aujourd’hui nécessaire ; à plus long terme, c’est une politique de migration et d’asile globale qui doit être repensée. Les situations de guerres, les catastrophes dues aux réchauffements climatiques, l’accaparement des terres et les spéculations sur les denrées de première nécessité…, plus largement, l’augmentation des inégalités, mais aussi les désirs de mobilité rendent cette question nécessaire et complexe, dans un monde par ailleurs globalisé.
  1. Fermer et s’enfermer (avec le support de l’agence Frontex), notamment via la militarisation des frontières et leur externalisation, n’est pas une politique en tant que telle. Cela provoque d’un côté des logiques mortifères et parfois criminelles, et, de l’autre de la peur et un renoncement aux valeurs qui sont pourtant au cœur du projet européen et de nos démocraties (droits de l’homme, paix, liberté de circulation…). En outre, ces choix de fermeture sont sur le plan humain, mais aussi financier, extrêmement couteux, sans commune mesure avec le coût de l’accueil.

 

Déconstruire le rejet, construire la dignité pour tous

La criminalisation de la migration dans les discours et les choix politiques de ces dernières décennies ont forcément aujourd’hui des effets sur la manière dont ces personnes sont perçues. Par ailleurs, les politiques néolibérales et d’austérité en cours ne peuvent avoir pour résultat que d’accentuer les sentiments d’insécurité, les vécus de précarité et, dès lors, la peur de perdre.

Nous n’avons pourtant rien à craindre de ces personnes qui arrivent dans nos pays. Sur le plan économique notamment, de très nombreuses études, OCDE y compris, énoncent que l’immigration est davantage une chance qu’un coût au regard des besoins démographiques et économiques de l’Europe (vieillissement des populations, besoin de main-d’œuvre, limitation des délocalisations des industries…). En ce qui concerne plus spécifiquement les réfugiés, s’ils doivent avant tout voir leurs droits reconnus, ils sont aussi porteurs de compétences et une opportunité pour nos économies. De plus, si les immigrés et les réfugiés contribuent au dynamisme de nos économies et, plus largement, de nos sociétés ; ils contribuent également bien plus à l’amélioration des conditions de vie dans leur pays d’origine que ne le font nos politiques de coopération.

N’est-il pas temps d’être dans une logique proactive vis-à-vis des migrations et de les penser en termes de co-opportunité ? D’affirmer également nos choix de citoyens engagés en vue d’un monde davantage juste, notre refus de fermer les yeux et de nous enfermer ? Le combat à mener n’est pas à l’encontre de ces quelques milliers de personnes qui arrivent sur notre territoire, mais plutôt, dans une perspective conjointe et globale : un combat pour le droit à la sécurité et à des conditions de vie dignes POUR TOUS, plutôt que les uns contre les autres. Un combat pour le respect de nos droits acquis et de nos libertés. Un combat pour le respect également des valeurs qui nous sont chères.

Une toute autre politique de migration et d’asile passe par le choix d’une toute autre société.

Jacinthe Mazzocchetti pour Tout Autre Chose

Jacinthe est anthropologue à l’UCL, spécialiste entre autre des questions migratoires.

ParPhilippe

Tout Autre Chose ausculté

Hart boven Hard et Tout Autre Chose.  Un Courrier hebdomadaire du CRISP. « Bien que les deux mouvements aient beaucoup de points communs, et surtout s’efforcent de coordonner au moins leurs actions nationales, plusieurs différences les séparent ».  Pour les connaître, lisez l’analyse de Serge Govaert.

Le 5e pouvoir : récit et analyse de la courte histoire de Hart boven Hard. « Quelque chose vient de démarrer et n’est pas près de s’arrêter ! » Tel était le premier cri de Hart boven Hard, à sa naissance, il y a six mois à peine. Tout a commencé par quelques personnes qui se sont retrouvées pour protester contre les économies imposées à la culture. Puis, elles ont très vite été rejointes par 1.300 associations flamandes et près de 15.000 individus : le mouvement s’est construit de manière organique, presque comme une évidence. Hart boven Hard a grandi, parce que le moment était venu. Lire le texte en français. Vous préférez lire l’original en flamand

Pour qui roule Tout Autre Chose ? « Hard boven Hard et Tout autre chose auront-ils un avenir ou ne sont-ils que feu de paille ? Réussiront-ils à s’enraciner sur le terrain ? Après la « Grande Parade », arriveront-ils à dépasser l’affirmation fourre-tout que « il y a des alternatives » pour proposer des contenus dans l’esprit de leurs balises fondatrices qui brassent large ? Seule certitude : pour ceux et celles qui croient encore qu’ »un autre monde est possible », changer le logiciel de l’alternative est indispensable. Comme en Grèce, avec Syriza, ou en Espagne, avec Podemos. Mais à la belge. » Une opinion de Henri Goldman dans La Libre. Henri Goldman est membre de Tout Autre Chose et rédacteur en chef de la revue Politique.

« Tout Autre Chose, mais comment ? ». Le texte du  romancier Vincent Engel, également membre de Tout Autre Chose, dans le Soir.

 

Illustration Serge Dehaes

ParPhilippe

Lettre ouverte au gouvernement belge : il faut mettre fin à l’austérité en Grèce !

Lettre ouverte au gouvernement belge : il faut mettre fin à l’austérité en Grèce ! Vous avez été finalement plus de 1.500 représentants de la société civile organisée, artistes, professeurs d’université, responsables politiques et citoyens engagés, à avoir signé une lettre ouverte adressée au gouvernement Michel à propos de la Grèce, à l’appel de Hart boven hard et Tout autre chose! Quel signe clair au gouvernement ! Merci pour ces très nombreuses réponses en à peine quelques heures à cette proposition de lettre ouverte qui a été publiée dès vendredi soir passé par les journaux De Standaard, Le Soir et Grenz-Echo. De nombreux outils existent pour continuer à faire entendre notre voix pour le «Non aux politiques d’austérité de l’Union européenne» et pour le «Oui à une Europe sociale», et plus particulièrement en soutien du peuple grec comme par exemple la récente pétition d’AVAAZ avec déjà plus de 500.000 de signatures. Avaaz vient de publier dans ce contexte également une lettre ouverte de Thomas Piketty, Heiner Flassbeck et Dani Rodrik, … à Angela Merkel. Lire la lettre ouverte au gouvernement belge

ParPhilippe

Non, le racisme n’est pas une notion relative !

Bart De Wever s’est illustré cette semaine par des propos racisant visant à diviser et à stigmatiser certaines franges de la population. Ce n’est pas une première pour lui, malheureusement. Ce sont de tels propos, Monsieur De Wever, qui provoquent le rejet de la classe politique et qui mettent gravement en péril les conditions du vivre-ensemble. Vos propos, Monsieur De Wever, prouvent que le racisme n’est pas une notion relative mais, au contraire, qu’il gangrène notre société.

Tout autre chose s’oppose fermement à cette politique du soupçon, aux préjugés et à toutes les formes de racisme, la parole raciste autant que le racisme institutionnel, sur lesquelles se fondent les discriminations. Nous vivons dans une société diverse. Nous souhaitons une société sans xéno­phobie ni racisme, une société avec des droits égaux, quelles que soient l’origine, la couleur de peau, la religion ou l’affinité sexuelle, une société super-diverse où l’égalité est assurée mais où les différences sont reconnues, où la distinc­tion entre eux et nous n’aurait plus sa place.

Les personnes visées par les propos de Bart De Wever sont majoritairement nées ici, sont belges. Elles n’ont pas à s’intégrer ici parce qu’elles y ont toujours vécu. Elles sont belges comme lui. Les discriminations à l’embauche, au logement, les inégalités d’accès aux médias, à l’enseignement, aux instances politiques,… ne sont pas un échec des politiques d’intégration. C’est un échec des politiques sociales, culturelles, économiques qui contribuent, tous les jours, à stratifier nos sociétés sur base des origines sociales et migratoires des populations. Tout Autre Chose en appelle à une société tout autre capable de faire vivre et de faire s’exprimer la pluralité des histoires de chacun et chacune, de faire participer tout le monde de la même manière aux débats publics plutôt qu’une société qui assigne des rôles et des places en fonction d’origines qui se voient, par de tels propos, exacerbées et manipulées.

ParPhilippe

Pour une tout autre politique migratoire

Nous ne voulons pas d’une Europe forteresse construite au nom de notre soi-disant protection. Qui plus est, une Europe qui porte une part de responsabilité non négligeable dans le développement des crises et des situations de grande instabilité qui traversent les États dont sont originaires la plupart de ces victimes. Contrairement aux idées reçues, l’ampleur des migrations contemporaines n’a rien d’exceptionnel : alors que les migrants représentaient 10% de la population mondiale il y a un siècle, ils n’en représentent plus que 3% aujourd’hui. Lire le texte intégral.