Archive de l’étiquette TAE-ID-Appétit d’apprendre

ParBernard Delvaux

Le rôle du plaisir

Parade

Le plaisir… de trouver les réponses aux question qu’on se pose et d’éprouver le sentiment de grandir à l’école. Une opinion de François Dubet.

« Dans le modèle éducatif qui a accompagné l’institutionnalisation scolaire de l’éducation, le principe du plaisir a été tenu pour un obstacle. […] Pour ne pas laisser un grand nombre d’élèves au bord du chemin, il nous faut profondément revoir le rôle du plaisir dans l’apprentissage scolaire. De nombreux pédagogues s’y essaient, non pas pour répondre aux demandes et aux besoins immédiats des élèves, mais pour faire que le plaisir participe de l’apprentissage lui-même ou, plus simplement, pour faire que les élèves adhèrent un peu plus à leur éducation. […]  Il ne s’agit pas d’apprendre en s’amusant, mais de faire que les élèves entrent subjectivement dans les apprentissages en y trouvant des réponses aux questions qu’ils se posent, qu’ils aient le sentiment de progresser et de grandir à l’école.

Parce que l’éducation physique se heurte d’emblée à  la diversité des élèves, parce qu’elle  mobilise les corps et leurs émotions, parce que chacun sait bien ce qu’est une performance sportive, parce que sa fonction sélective n’est pas aussi décisive que celle d’autres disciplines, elle est sans doute aujourd’hui la mieux placée pour mettre le plaisir au cœur de l’éducation et pour esquisser cette révolution de la culture scolaire ».

QUI DÉFEND CE POINT DE VUE ? François Dubet, sociologue français.

SOURCE : François Dubet (2014), Préface, in François Lavie et Philippe Gagnaire (dir), Plaisir et processus éducatif en EPS. Une pédagogie de la mobilisation, Edition AE-EPS, p. 11.

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ParBernard Delvaux

Une pédagogie de la mobilisation

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Partir de ce que les élèves sont et de ce qu’ils font plutôt que de ce que l’on voudrait qu’ils soient ou qu’ils fassent. Une opinion de Philippe Gagnaire et François Lavie. »/]

Des enseignants d’éducation physique français ont mis en place une pédagogie de la mobilisation, notamment pour mobiliser les élèves « qui ne parviennent pas à réussir et finissent par haïr le système scolaire ».

« Leur mobilisation ne se décrète pas par des injonctions externes, mais par une pédagogie adaptée qui tient compte de leurs mobiles d’agir, de leurs préoccupations profondes, de leur tendance à l’action. Progressivement, il nous a semblé indispensable professionnellement de concevoir et mettre en oeuvre une pédagogie de la mobilisation.

Celle-ci s’intéresse aux élèves qui n’éprouvent pas ou plus de plaisir en EPS (éducation physique et sportive) et qui donc ne progressent pas. Et pour qu’ils se mobilisent dans l’action, il est préférable de les confronter à un environnement qui favorise leur plaisir d’agir et suscite en même temps un désir de mieux agir.

Une pédagogie de la mobilisation s’intéresse plus aux mobiles qu’aux motifs de l’action. Cela signifie que le sens profond que l’élève accorde à son action doit requérir toute l’attention de l’enseignant et constituer le point de départ de toute action pédagogique. […]

Une pédagogie de la mobilisation ne cherche pas à combler un manque, mais s’appuie sur les ressources de l’élève pour enrichir son expérience : partir de ce que les élèves sont et de ce qu’ils font plutôt que de ce que l’on voudrait qu’ils soient ou qu’ils fassent. On apprend toujours à partir de ce que l’on sait déjà faire. Ce n’est qu’à cette condition que l’élève éprouvera les limites de validité de son savoir et qu’émergera la nécessité, pour lui, de le remettre en cause.

Une pédagogie de la mobilisation cherche à diminuer les contraintes qui pèsent sur la mobilisation des élèves et tend vers des formes d’autodétermination. Offrir des possibilités de choix plutôt que des contraintes à respecter est source d’affects positifs et stimule l’implication des élèves. Il va de soi qu’il s’agit d’un cadre d’autonomie relative contrôlée et non d’une forme de laisser-faire.

Une pédagogie de la mobilisation remplace l’injonction externe par l’aménagement d’un environnement « capacitant ». Falzon (2006) définit un environnement capacitant comme un environnement qui permet aux personnes de développer de nouvelles compétences et connaissances, d’élargir leurs possibilités d’action, leur degré de contrôle sur leur tâche et sur la manière dont ils la réalisent, c’est-à-dire leur autonomie.

L’idée d’une école valorisant ce type de pédagogie n’est-elle qu’une utopie ? Ne pourrait-on pas imaginer une institution scolaire plus centrée sur l’élève, son projet et son épanouissement personnel, sans pour autant renier l’exigence de savoirs à acquérir ? D’autres écoles sont peut-être à inventer ».

QUI MÈNE CETTE EXPÉRIENCE ? Philippe Gagnaire et François Lavie, enseignants à Clermont-Ferrand et coordinateurs du groupe « Plaisir et EPS » de l’AE-EPS.

SOURCE : Philippe Gagnaire et François Lavie (2015), Plaisir de l’élève et apprentissage du métier d’enseignant d’EPS. Histoire d’un cheminement professionnel singulier…, in Ghislain Carlier (dir), L’apprentissage en situation de travail, Presses universitaires de Louvain, pp. 85-86

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ParBernard Delvaux

Un athlète synaptique anesthésié par l’école

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La structuration des réseaux neuronaux fait de l’enfant un « athlète synaptique », comparé à l’adulte. Or, que lui proposons-nous pour épanouir cette potentialité formidable ? Une opinion de Richard David Precht.

« L’enfant est naturellement d’une curiosité inouïe. La structuration de ses réseaux neuronaux fait de lui un « athlète synaptique », comparé à l’adulte. Son enthousiasme pour la nouveauté est considérable et ses capacités d’apprentissage impressionnantes. Or, que lui proposons-nous pour épanouir cette potentialité formidable ? De se forcer à s’intéresser à des matières éloignées de sa vie, qui le motivent de moins en moins et qu’il voit infiniment mieux traitées ailleurs. A partir de 12 ans, cela devient dramatique.

La transmission est sensées se dérouler lors de séances appelées « cours » qui durent un peu moins d’une heure (durée décidée par les moines du moyen-Age) et auxquelles il doit assister sans bouger. Double absurdité : on sait aujourd’hui que la capacité d’attention d’un enfants (et de beaucoup d’adultes) chute au bout de 20 à 30 minutes ; d’autre part, l’immobilité physique du jeune humain est nocive à son fonctionnement cortical si elle dépasse un quart d’heure. Bouger est pour lui vital, la psycho-neuro-immuno-endocrinologie l’explique bien ».

QUI DÉFEND CE POINT DE VUE ? Richard David Precht, philosophe allemand contemporain.

SOURCE : Interview de Richard David Precht : « Notre école est un crime », Clés, août-septembre 2014, p. 15.

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