Archive de l’étiquette TAE-ID-Finalités de l’éducation

ParBernard Delvaux

Changer le paradigme de l’éducation

[blox_video animation= »none »]https://www.youtube.com/watch?v=e1LRrVYb8IE[/blox_video]

L’éducation répond aux intérêts de l’industrie et est à son image. Nous ne devrions pas endormir les enfants mais les réveiller. Révéler ce qu’il y a en eux. Une opinion de Ken Robinson.

Partout, on réforme l’enseignement public pour des raisons économiques et culturelles. Mais ceux qui veulent réformer affrontent l’avenir en appliquant les méthodes du passé et, ce faisant, ils laissent sur le bas-côté des millions d’enfants qui ne voient pas l’intérêt d’aller à l’école. Le problème, c’est que le système d’éducation actuel a été fondé, conçu et organisé à une autre époque.

Il repose sur la culture intellectuelle du siècle des lumières et sur la conjoncture économique de la révolution industrielle. Il repose sur une conception intellectuelle de l’esprit, issue de la notion d’intelligence selon les Lumières. Être véritablement « intelligent », c’était raisonner selon une logique déductive et maitriser les humanités.  On classe ainsi les gens dans deux catégories : scolaire et non-scolaire, intelligent et non-intelligent. Résultat : de nombreuses personnes très douées sont persuadées d’être bêtes car elles ont été évaluées selon cette seule conception.

L’édifice repose donc sur deux piliers, économique et intellectuel. Quelques-uns en ont tiré de grands bénéfices, mais pas les autres. Ceux-là sont frappés par une épidémie contemporaine, à la fois intempestive et imaginaire. En réalité, il ne s’agit pas d’une épidémie. On prescrit des médicaments aux enfants avec la même légèreté que quand on prescrivait l’opération des amygdales, selon une même base absurde : la « mode médicale ». Nos enfants vivent l’époque la plus stimulante de l’histoire de l’humanité. Ils sont submergés d’informations. Leur attention est captée par tous les supports. Et nous leur reprochons de ne pas se concentrer… Sur quoi ? Sur des sujets barbants, à l’école principalement.

L’anesthésie est l’extinction de vos sens, l’inertie face à ce qui vous entoure. C’est d’ailleurs l’effet de certains des médicaments prescrits pour le TDAH. Nous adaptons nos enfants à l’éducation en les anesthésiant, alors que nous devrions faire le contraire. Nous ne devrions pas les endormir mais les éveiller, réveiller ce qu’il y a en eux.

Mais notre système d’éducation répond aujourd’hui aux intérêts de l’industrie. et les écoles sont calquées sur les usines. On y sonne la cloche. Les salles sont séparées. On y enseigne les matières isolément. Nous instruisons toujours les enfants par classe. Je veux dire : on les soumet  à un système organisé selon l’âge. Pourquoi croyons-nous que le principal dénominateur commun des enfants est leur âge ? Comme si la chose la plus importante était leur date de fabrication.Pour ma part, je connais des enfants qui, dans certaines matières, sont bien meilleurs que leurs copains du même âge, ou qui travaillent mieux à certaines heures, ou en petits groupes plutôt qu’en classe complète.

Nous ne devrions pas adopter cette conception issue du productivisme, ni la standardisation des  tests de connaissance et des programmes scolaire. Nous devrions aller dans l’autre sens. C’est ce que j’appelle « modifier le paradigme ». Et valoriser la pensée divergente, élément essentiel pour la créativité. Il s’agit de l’aptitude à formuler un grand nombre de réponses différentes à une question, à considérer cette question sous plusieurs angles, à penser autrement que selon des voies linéaires ou convergentes, à concevoir plusieurs réponses et non une seule. Un test permet de montrer que la pensée divergente est une capacité qui décroît avec l’âge.

Ce test montre que nous avons tous cette capacité, mais qu’elle se dissipe dans le temps. L’école en est responsable. On a répété à ces enfants : « il n’y a qu’une réponse, elle est écrite derrière mais ne tourne pas la page, et ne copie pas c’est de la triche ». Hors de l’école, on appelle ça de la coopération.

Nous devons envisager autrement  les capacités humaines, dépasser cette vieille scission entre compétences intellectuelles et non-intellectuelles. Ce n’est qu’une abstraction, une théorie, un mode de sélection. Ensuite, nous devons reconnaitre que la plupart des acquisitions de base se font en groupe, que la coopération alimente le développement. Enfin, tout repose sur la culture de nos institutions, sur leurs habitudes autant que sur le milieu dans lequel elles fonctionnent.

TÉLÉCHARGER LE TEXTE INTÉGRAL EN FRANÇAIS

Qui défend cette opinion ? Ken Robinson, auteur et expert en éducation, originaire de Grande-Bretagne et vivant aux États-Unis.

Source : Ken Robinson (2010), Changing education paradigms

Autres documents :

RETOURNER À :

[blox_button text= »Tout Autre Chose » link= »http://www.toutautrechose.be » target= »_self » button_type= »btn-warning » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Tout Autre Ecole » link= »http://www.toutautrechose.be/tae » target= »_self » button_type= »btn-danger » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Ressources » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Idées » link= »https://www.toutautrechose.be/tae-ressources-idees » target= »_self » button_type= »btn-default » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »(In)égalités » link= »https://www.toutautrechose.be/tae-ressources-finalites » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/]

 

ParBernard Delvaux

Les écoles plutôt que les entreprises

[blox_video animation= »none »]https://www.youtube.com/watch?v=Cg9dw6nM6SY[/blox_video][blox_text animation= »none »]

Une vidéo toute simple et épatante qui pose la question des priorités. Une question qui se pose au Québec et chez nous.

RETOURNER À :

[blox_button text= »Tout Autre Chose » link= »http://www.toutautrechose.be » target= »_self » button_type= »btn-warning » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Tout Autre Ecole » link= »http://www.toutautrechose.be/tae » target= »_self » button_type= »btn-danger » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Ressources » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Idées » link= »https://www.toutautrechose.be/tae-ressources-idees » target= »_self » button_type= »btn-default » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Finalités » link= »https://www.toutautrechose.be/tae-ressources-finalites » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/]

ParBernard Delvaux

Courir après l’excellence

DSC_5429

La logique de l’excellence suppose des résultats aisément mesurables et comparables. Non seulement c’est épuisant, mais c’est terriblement appauvrissant. Une opinion de Jacques Cornet.

« L’excellence est d’abord un modèle de GRH, de marketing et de communication d’entreprise lié à la compétitivité. Il s’est imposé dans les entreprises privées dès les années 1980, puis dans les entreprises et services publics et enfin dans le monde de la recherche.

La désexcellence, c’est éviter de courir, le terme est important, éviter de courir après l’excellence, et même surtout d’éviter de courir après l’excellence pour tous. Exceller, c’est montrer des qualités supérieures, c’est l’emporter, c’est se surpasser et surpasser. C’est l’essence même de cette politique de GRH et de marketing qui veut que chaque travailleur, mais on dit collaborateur, se surpasse pour que l’entreprise surpasse ses concurrents. Et comme chaque entreprise pratique la même politique, chaque travailleur de chaque entreprise est amené à se surpasser sans fin pour que chaque entreprise surpasse les autres. L’excellence pour tous, c’est la compétition généralisée et sans fin, aussi bien pour les services éducatifs que pour les biens de consommation.

Une compétition qui, pour prouver son excellence justement, exige aussi une permanence dans la mesure et la comparaison des résultats. Des résultats qui doivent être aisément mesurables et comparables rapidement pour s’assurer à tout moment qu’on est toujours bien excellent, c’est-à-dire toujours bien en train de se surpasser et de surpasser les autres. Non seulement c’est épuisant, mais dans le domaine de l’enseignement, c’est terriblement appauvrissant parce que l’essentiel de l’intelligence, c’est justement quelque chose qui se mesure et se compare difficilement.

De cette compétition généralisée sur des résultats mesurables, ni le système scolaire, d’une part, ni la classe, d’autre part, n’en ont besoin. Au contraire. Certainement pas notre système scolaire qui ne connaît déjà que trop la concurrence entre établissements, une concurrence qui mène directement à l’homogénéisation sociale des publics et donc au renforcement des inégalités et même à des pertes d’efficacité. La recherche l’a amplement montré. L’excellence mènera au renforcement de ce contre quoi elle prétend lutter.

La classe, l’enseignant et les élèves n’en ont certainement pas besoin non plus. Et cela parce que, contrairement à ce qui se dit souvent, l’apprentissage est d’autant plus efficace et profond qu’il est moins instrumentalisé par un but utilitaire, ici son évaluation d’excellence. Parce qu’enseigner et apprendre supposent le plaisir, la lenteur et la confiance.

Le plaisir et la souffrance, bien sûr, les deux, mais d’abord le plaisir, le plaisir de chercher, d’essayer, de se tromper, de recommencer, de découvrir, de partager, de s’émerveiller. Et cela exige aussi la lenteur, une lenteur qui n’est pas troublée par l’interro quotidienne et angoissée. Parce que finalement le moteur de tout cela, ce n’est que l’angoisse, l’angoisse de l’inemployablilité, de la non compétitivité. L’excellence pour tous, comme compétition généralisée sur des résultats mesurables, ce qu’elle est nécessairement, étouffe le plaisir, interdit la lenteur, génère l’angoisse et sape la confiance. L’excellence empêche d’apprendre vraiment.

L’enseignement doit absolument se libérer de la dictature de l’employabilité et de la compétitivité. L’enseignement doit opter pour le plaisir, la lenteur et la confiance et apprendre avec plaisir, lenteur et confiance sera bénéfique pour tous et pour tout, y compris pour l’emploi et l’économie, mais pour des emplois mieux répartis et pour une économie plus juste ».

QUI DÉFEND CE POINT DE VUE ? Jacques Cornet, enseignant membre de Cgé (Changements pour l’égalité).

SOURCE : Jacques Cornet (2015), Pour des luttes de désexcellence, Traces de changement n° 220.

RETOURNER À :

[blox_button text= »Tout Autre Chose » link= »http://www.toutautrechose.be » target= »_self » button_type= »btn-warning » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Tout Autre Ecole » link= »http://www.toutautrechose.be/tae » target= »_self » button_type= »btn-danger » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Ressources » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Idées » link= »https://www.toutautrechose.be/tae-ressources-idees » target= »_self » button_type= »btn-default » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Finalités » link= »https://www.toutautrechose.be/tae-ressources-finalites » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/]

ParBernard Delvaux

Faire du conflit une force de vie

TAE-000528La société saine est celle qui sait faire droit au désir de reconnaissance de tous, en empêchant qu’il ne se transforme en démesure. Une opinion du mouvement convivialiste.

Le convivialisme  « valorise la relation et la coopération, [et permet] de s’opposer sans se massacrer, en  prenant soin des autres et de la Nature. En s’opposant, car il serait non seulement illusoire mais aussi néfaste de chercher à  bâtir une société ignorant le conflit entre les groupes et entre les individus.Celui-ci existe nécessairement et naturellement dans toute société. Non seulement parce que partout et toujours les intérêts et les points de vue diffèrent […] mais, plus généralement, parce que chaque être humain aspirant à se voir reconnu dans sa singularité, il en résulte une part de rivalité aussi puissante et primordiale que l’aspiration, également partagée, à la concorde et à la coopération.

La société saine est celle qui sait faire droit au désir de reconnaissance de tous, et à la part de rivalité, d’aspiration au dépassement permanent de soi et d’ouverture au risque qu’il recèle, en empêchant qu’il ne se transforme en démesure, en hubris, et en favorisant, au contraire, l’ouverture coopérative à autrui. Elle sait faire place à la diversité des individus, des groupes, des peuples, des États et des nations en s’assurant que la pluralité ne se transforme pas en guerre de tous contre tous. En un mot, il faut faire du conflit une force de vie et non de mort. Et de la rivalité un moyen de coopération.Une arme de conjuration de la violence destructrice ».

QUI DÉFEND CE POINT DE VUE ? Une quarantaine d’auteurs francophones, surtout français.

SOURCE : Collectif d’auteurs (2013), Manifeste convivialiste. Déclaration d’interdépendance, Le Bord de l’eau, p. 14

RETOURNER À :

[blox_button text= »Tout Autre Chose » link= »http://www.toutautrechose.be » target= »_self » button_type= »btn-warning » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Tout Autre Ecole » link= »http://www.toutautrechose.be/tae » target= »_self » button_type= »btn-danger » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Ressources » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Idées » link= »https://www.toutautrechose.be/tae-ressources-idees » target= »_self » button_type= »btn-danger » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/]  [blox_button text= »Finalités de l’éducation » link= »https://www.toutautrechose.be/tae-ressources-finalites » target= »_self » button_type= »btn-primary » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/]

ParBernard Delvaux

Des valeurs clés pour notre survie collective

DSC_9073 - CopiePromouvoir des valeurs qui sont les conditions mêmes de notre survie collective. Une opinion du Collectif Paris-éducation 2015.

« L’éducation pour la transition écologique et sociale s’attache à promouvoir des valeurs qui sont réellement fondatrices… non des valeurs arbitraires, mais des valeurs qui sont les conditions mêmes de notre survie collective, des valeurs qui prennent leur source dans ce que les pédagogues institutionnalistes nomment « le degré zéro de la loi », « Ne pas nuire », et qui déclinent les exigences sans lesquelles nous sommes tous collectivement menacés. Ces valeurs sont la solidarité et le respect de la vie, de la dignité et des droits humains de toutes les populations de la Terre, la prise en compte et le respect du droit des générations futures, de la diversité culturelle, de la protection des écosystèmes de la Terre et de toutes les espèces animales et végétales qui les peuplent…

La solidarité n’est pas d’abord une valeur, elle est un fait. Tout ce que chacun fait a un impact sur le tout. Nous sommes, comme le développait le généticien Albert Jacquard, solidaires que nous le voulions ou non. Nous pouvons l’ignorer et laisser le monde se détruire ou bien nous pouvons tenter de tenir notre place dans cette chaîne. « Aider à transformer une interdépendance de fait en une solidarité voulue correspond à une des tâches essentielles de l’éducation », préconise donc le rapport UNESCO sur l’éducation pour le XXIe siècle ».

QUI DÉFEND CE POINT DE VUE ? Collectif Paris-éducation 2015.

SOURCE : Manifeste pour une éducation à la citoyenneté planétaire. Pour vivre ensemble à 10 milliards, changeons l’éducation, pp. 31-32.

RETOURNER À :

[blox_button text= »Tout Autre Chose » link= »http://www.toutautrechose.be » target= »_self » button_type= »btn-warning » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Tout Autre Ecole » link= »http://www.toutautrechose.be/tae » target= »_self » button_type= »btn-danger » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Ressources » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Idées » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources-idees » target= »_self » button_type= »btn-info » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Finalités » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources-finalites » target= »_self » button_type= »btn-default » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/]

ParBernard Delvaux

Des finalités sous nos yeux

TAE-DSC_2341Les défis sont d’une telle ampleur qu’ils nous donnent aujourd’hui la direction de l’éducation. Une opinion du Collectif Paris-éducation 2015.

« L’école du XXIe siècle doit ainsi réengager la communauté tout entière dans la formulation d’un projet pour l’humanité : les défis auxquels nous sommes confrontés sont d’une telle ampleur qu’ils nous donnent aujourd’hui la direction de l’éducation, et cela dans des sociétés qui peinent, depuis déjà quelque temps, à en trouver une et se contentent de « réformes » purement techniques.

Ne cherchons pas désespérément des finalités pour notre école. Elles sont là, sous nos yeux. Notre école doit devenir une école de la construction de l’identité planétaire et des valeurs de solidarité et d’équité universelles. Elle doit devenir une école de la compréhension des grands enjeux sociaux, économiques et environnementaux, en même temps qu’une école de l’engagement local, de la participation et de la renaissance de la démocratie authentique. Une école de la transformation des relations sociales, du dialogue interculturel et de la valorisation des différences. Une école aussi qui incarne la transition vers le Développement Durable, bien plus qu’elle ne le prêche ».

QUI DÉFEND CE POINT DE VUE ? Collectif Paris-éducation 2015.

SOURCE : Manifeste pour une éducation à la citoyenneté planétaire. Pour vivre ensemble à 10 milliards, changeons l’éducation, p. 20.

RETOURNER À :

[blox_button text= »Tout Autre Chose » link= »http://www.toutautrechose.be » target= »_self » button_type= »btn-warning » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Tout Autre Ecole » link= »http://www.toutautrechose.be/tae » target= »_self » button_type= »btn-danger » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Ressources » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Idées » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources-idees » target= »_self » button_type= »btn-info » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Finalités » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources-finalites » target= »_self » button_type= »btn-default » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/]

ParBernard Delvaux

Des humains capables de compréhension

TAE-troisVivre c’est avoir sans cesse besoin de comprendre et d’être compris. Une opinion d’Edgar Morin.

« Vivre nous confronte sans cesse à autrui, familial, familier, inconnu, étranger. Et nous avons dans toutes nos rencontres et nos relations besoin de comprendre autrui et d’être compris par autrui. Vivre c’est avoir sans cesse besoin de comprendre et d’être compris.

Notre époque de communication n’est pas pour autant une époque de compréhensions. Nous risquons toute notre vie l’incompréhension de soi à autre et d’autrui à soi. Il y a incompréhension dans les familles entre enfants et parents, parents et enfants, incompréhension dans les ateliers ou bureaux, incompréhension des étrangers dont on ignore les mœurs et coutumes.

La compréhension humaine n’est nulle part enseignée. Or le mal des incompréhensions ronge nos vies, détermine des comportements aberrants, des ruptures, des insultes, des chagrins ».

QUI DÉFEND CE POINT DE VUE ? Edgar Morin, sociologue et philosophe français.

SOURCE : Edgar Morin (2014), Enseigner à vivre. Manifeste pour changer l’éducation, Actes Sud, Domaine du possible, pp. 21-22.

RETOURNER À :

[blox_button text= »Tout Autre Chose » link= »http://www.toutautrechose.be » target= »_self » button_type= »btn-warning » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Tout Autre Ecole » link= »http://www.toutautrechose.be/tae » target= »_self » button_type= »btn-danger » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Ressources » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Idées » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources-idees » target= »_self » button_type= »btn-info » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Finalités » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources-finalites » target= »_self » button_type= »btn-default » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/]

ParBernard Delvaux

Transmettre ET émanciper

DSC_04063006

L’émancipation suppose un rapport au savoir qui ne soit plus de soumission mais de maîtrise. Une opinion de Jacques Cornet.

« L’école depuis toujours est confrontée à cette tension : transmettre ET émanciper, transmettre ou apprendre des réponses et émanciper ou apprendre à (re)mettre en questions, et les deux, transmettre et émanciper, supposent des postures éducatives profondément différentes.

La transmission, apprendre des réponses, suppose un savoir-produit « déjà là », supérieur à toute autre représentation et auquel est soumis l’élève. Pour transmettre, le maître peut s’appuyer sur l’autorité de celui qui en sait plus, au nom d’un savoir supérieur et incontestable. La transmission suppose une posture éducative, un rapport au savoir, de soumission. L’émancipation, apprendre la (re)mise en questions, suppose un savoir-processus « en cours de construction », égal à toute autre forme de représentation tant que sa plus grande pertinence n’a pas été infirmée. Le maître, pour émanciper, doit reconnaître l’autorité de celui qui cherche, expérimente, construit, au nom de compétences critiques. L’émancipation suppose une posture éducative, un rapport au savoir qui ne soit plus de soumission mais de maîtrise ».

QUI DÉFEND CE POINT DE VUE ? Jacques Cornet, enseignant membre de Cgé (Changements pour l’égalité).

SOURCE : Jacques Cornet (2015), Pour des collectifs-acteurs, publié dans l’ouvrage collectif « Réfléchir l’École de demain », de Boeck.

RETOURNER À :

[blox_button text= »Tout Autre Chose » link= »http://www.toutautrechose.be » target= »_self » button_type= »btn-warning » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Tout Autre Ecole » link= »http://www.toutautrechose.be/tae » target= »_self » button_type= »btn-danger » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Ressources » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources » target= »_self » button_type= »btn-success » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Idées » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources-idees » target= »_self » button_type= »btn-info » size= »btn-sm » icon= »icon-share-alt » align= »left » animation= »none »/] [blox_button text= »Finalités » link= »http://www.toutautrechose.be/tae-ressources-finalites » target= »_self » button_type= »btn-default » size= »btn-sm » icon= »fa-search » align= »left » animation= »none »/]