Visite du lieu de vie Abbeyfield d’Haccourt

ParPatrick Jonniaux

Visite du lieu de vie Abbeyfield d’Haccourt

logo_abbeyfield vieillirVoici le compte-rendu de notre visite du lieu de vie Abbeyfield d’Haccourt.

Nous sommes chaleureusement accueillis par le gestionnaire du lieu et plusieurs de ses habitants. L’endroit est superbe. Un châteaux rénové dans un parc en retrait de la route.
Espace et lumière, le rez de chaussée est principalement réservé à la vie commune. Salon, salle à manger, cuisine, toilettes, buanderie,terrasse, véranda et sdb avec baignoire.
Les studios sont assez spacieux avec kitchenette, douche et toilettes. L’escalier d’accès aux étages est équipé d’un monte-escalier.
Sous les combles, il y a un grenier, un dortoir pour les visiteurs et une salle polyvalente (mais pas de monte escalier).
Le lieu est équipé pour loger 9 personnes.
C’est une ASBL qui accueille des personnes de plus de 55 ans valides et socialement actives. Cela signifie que pour avoir une place vous devez faire preuve d’un minimum d’envie d’interaction avec les autres locataires et la société en général.
Les candidats sont invités à séjourner quelques semaines (en plusieurs visites) afin de bien se rendre compte des avantages et de contraintes de la vie communautaire.
Ici, au minimum un repas commun par semaine, un à deux conseils des résidents par mois, endosser à tour de rôle la charge de coordinateur qui doit veiller à la bonne gestion des lieux et faire circuler les informations utiles.
C’est le conseil des résidents qui prend les décisions importantes. Il décide, entre-autre, qui peut intégrer la maison ou, lorsque la perte d’autonomie arrive, quand le « malade » doit quitter la maison pour intégrer une unité de soin « classique ».
Le loyer de 750 euros couvre toutes les charges, l’entretien du jardin et des communs ainsi qu’une voiture partagée.

Une « charte Abbeyfield » rédigée il y a 60 ans (signée par chacun) donne les principes de base et le valeurs fondamentales que les communautés de vies du groupe doivent suivre. En échange de quoi, la communauté est membre de l’asbl et bénéficie des facilités d’un système rodé.

Il faut également se souvenir qu’un tel lieu est exceptionnel et rare. Le château est la propriété de la fondation roi Baudouin qui a pris en charge la rénovation et qui accepte des variations de loyer en fonction du taux d’occupation. Les autres maisons du groupes ne bénéficient pas toutes du même confort, ni des même règles de vie internes.

Les questions posées lors de notre visite ont,à nouveau mit en évidence la nécessaire pluralité des solutions au vieillissement. La fin de vie en dehors du lieu pose question à plusieurs d’entre-nous mais semble acceptée par d’autres.

Le prix, (bien que raisonnable au regard de la taille et du confort) est aussi un frein pour les petites pensions qui doivent y ajouter la nourriture, les soins de santé et les loisirs.

Une petite sensation « d’élitisme » a troublé quelques participants.

Lors de notre prochaine rencontre le 29 octobre , nous visiterons une maison « Andromède » à Woluwé-saint-Lambert. Gérée par le CPAS, elle s’adresse à un autre public. Moins « parfait »?

Au plaisir de vous retrouver dans deux semaines

Christine

Lien vers le site d’Abbeyfield

À propos de l’auteur

Patrick Jonniaux administrator